Billet d’humeur: le métro parisien avec bébé

Vous me direz, elle cherche un peu, elle prend le métro avec son lardon, elle se doute bien de ce qui l’attend. Oui c’est vrai, mais on a le droit de vivre nous aussi et surtout on n’a pas toujours le choix!

Prête pour cette épopée, je m’engouffre avec ma titi sous le bras dans les wagons perpétuellement bondés de la ligne 13, le sac chargé de couches, de recharges de lait, du doudou et autres merveilles…

A quoi peut-on s’attendre?

REGLES DE SURVIE A L USAGE DES MAMANS NON AVERTIES EN MILIEU HOSTILE

Titi dans le métro

Expériences vécues:

– La mamie (debout) qui s’offusque et remonte les bretelles de minots assis sur leurs strapontins en engloutissant un paquet de chips, l’oeil inexpressif genre cause toujours tu m’intéresses. Très gênant et pas très efficace.

– La charmante petite dame ou le vieux monsieur qui tiennent absolument à ce que vous preniez leur place malgré vos refus catégoriques. Adorable mais tout aussi gênant.

– Une âme charitable, toujours debout, qui engueule le wagon face à tant d’individualisme et de manque de courtoisie. D’un coup c’est la révolution, chacun se bat à qui va avoir l’honneur de céder sa place. Pourtant 3 secondes avant tout ce petit monde vous avait très bien repérée et s’était jeté sur son portable ou cet article passionnant de 20 minutes. Pas très sincère mais efficace!

– Cas de loose totale: attente à l’avant du quai, ne surtout pas se retourner, une foule angoissante s’agglutine derrière… Le train arrive, la guerre est déclarée, tout le monde se jette en avant. Position de défense, peur que la titi se prenne un coup. Nous restons seules sur le quai, soufflées par ce vent de folie. Tout le monde a réussi à s’empaqueter dans le train et nous regarde mi-désolé mi-victorieux. Et c’est là qu’un c****** balance juste avant que les portes ne se ferment « Ben désolé, bon courage hein! » Rage, colère et désespoir, moment de solitude extrême. Attention cette situation peut aussi arriver dans le bus, il n’y a pas plus de règles de bonne conduite à l’air libre.

Vous pouvez vous dire mais pourquoi ne pas demander gentiment aux personnes assises aux places prioritaires. Oui c’est vrai, encore faut-il enjamber 2 ou 3 valises, se faufiler entre de gros sacs à dos, bousculer pas mal de monde et arriver jusque-là tout en gardant le sourire et son petit chargement. De plus il faut s’attendre à ne pas toujours être très bien accueillies. La bonne stratégie est de se glisser dans cette direction, l’air de rien au fil du voyage. Gardez en tête que la présence de votre bambin n’enchante personne et que chacun pense très fort qu’il serait mieux partout sauf ici.

Bon résumons, on peut compter sur les personnes âgées pour nous aider mais ce n’est pas très juste. La plupart des femmes sont plutôt solidaires. Aucun secours à attendre du côté des hommes et des ados hors cas exceptionnels. Il faut avoir un moral d’acier et des bras solides!
Bien sûr il ne faut pas voir tout en noir, on tombe parfois sur des gens qui adoooorent les enfants et qui au mieux essaient de les faire rire, au pire vous tiennent la jambe pendant tout le trajet.

Soyons réaliste, la plupart du temps on reste debout en priant pour que la station suivante déverse la moitié du wagon, dans ce cas attention à être bien vigilante et de ne pas se faire souffler la place par de nouveaux arrivants. Et oui avec le gnome plus les sacs, on n’est pas aussi vive qu’avant.

        C’est le jeu ma pauvre Lucette! logo 



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