Salon de l’Agriculture: soit bêle ou tais-toi

Pour démarrer le mois de mars en gaité, nous sommes allés traîner nos baskets de petits parisiens au Salon de l’Agriculture. Humons l’air vivifiant de nos campagnes!

Bovins, caprins, ovins et porcins

Nous nous glissons à travers le courant des familles en goguette.
Notre petit bout s’approche à pas timides du premier enclos, elle regarde avec de grands yeux ébahis les moutons, bien plus impressionnants que dans ses livres d’images. Elle pointe son petit doigt « Bonjour mouton! O bébéééé!! Y sent fort, sent trèèèèèèès fort!!! » Ravie, elle fronce le nez.

Bienvenue à la ferme

Passées les premières minutes de découverte et d’enthousiasme, nous déchantons un peu.

Autour de nous, c’est vite la bousculade, chacun se presse, smartphone dégainé. Des petits citadins mal élevés leur attrapent les oreilles, leur enfoncent des brins de paille dans le nez… Les panneaux « Merci de ne pas toucher aux animaux » ne les dissuadent pas, à croire que c’est plus fort qu’eux, qu’ils ne savent pas lire.
Les pauvres bêtes sont couchés sur le côté, stoïques, haletantes. Amis des animaux ayez le coeur bien accroché! Certains petits parisiens semblent aussi pratiquer la junk country.

On s’éloigne, attirés par le stand des spécialités basques orné de jolis cornets bien garnis de jambons de pays, de saucissons et autres charcuteries alléchantes. Hop on craque pour le cornet de saucissons, miam!
Dur de voir sa petite crapule dévorer avec passion ses rondelles de saucissons devant un porcinet tout mimi « Y fé pipiiiii mamaaaan!!! »

Je suis éleveur je meurs

Nous déambulons entre les vaches de compèt, enrubannées de bleu blanc rouge, les fessiers rebondis, archi musclés, à faire pâlir d’envie Kim K.
Ils font bonne figure mais le moral de nos éleveurs est un peu en berne, on les comprend.

On nous refile un porte-clef cheval au hennissement crispant « pour soutenir nos éleveurs! ». On fait griller des steaks chez Charal, MacDo cartonne avec son stand so nature, Danone nous propose de partager ensemble plus qu’un yaourt… C’est trop pour nous, on esquive Cerise, allez zou on va boire un coup!

Produits du terroir

Ambiance beaucoup plus détendue et conviviale. Les artisans nous parlent de leur métier, de leurs régions. On picore un bout de brebis, de la rillette de foie gras au piment d’espelette, un bleu bien coulant sur sa tartine, du yaourt à la confiture d’abricot…. toutes sortes de spécialités s’offrent à nous. On a envie de goûter à tout, de prendre la route et de découvrir ce que la France a de plus beau et de meilleur à nous offrir.

Une joyeuse banda nous prend par surprise, les fêtes de Bayonne viennent à nous. Ca trompette, chante et boit avec délice.

Les territoires d’Outre mer ne sont pas en reste.
Super accueil en Martinique avec une dégustation de rhums et de planteurs qui font vite oublier l’hiver. On grignote des accras maison pendant que notre puce s’impatiente et organise sa propre spécialité régionale: se rouler par terre en riant et envoyer tout valdinguer. Hop au revoir doudou, manteau, écharpe et compagnie. Comme une légère envie de la faxer chez sa mamie.
L’ambiance est du tonnerre en Guyane avec un battle endiablé de djambés qui finit de nous transporter loin de l’hiver parisien.

Basse-cour

En partant passage express au poulailler. Rencontre assez surprenante avec des coqs de concours majestueux, d’imposantes poules au plumage savamment ébouriffé, les lapins tous doux, tous mignons remplissent bien leur job. Des pigeons aux plumes frisées ou à la collerette design semblent venus d’une autre planète. Titi essaie d’entrer en contact avec eux « Hééé pourquoi tu manges pas??? Alléééé y faut manger!!! »

Visite au poulailler

Malgré quelques mauvais points nous avons passé un très bon moment en famille. Ca donne surtout envie de programmer une vraie bonne ballade à la campagne, de respirer un  grand bol d’air frais. On oublie trop souvent que le bonheur est dans le pré!

Pour résumer quelques conseils pour l’année prochaine:

  • Si possible venir en semaine pour éviter la foire d’empoigne du week-end.
  • Prévoyez un jeûn de plusieurs jours avant d’attaquer le coin des spécialités régionales.
  • Un poussette est indispensable pour les jeunes parents qui ne veulent pas finir comme nous, cassés en deux après avoir porté mademoiselle pendant 4 heures, avoir cherché doudou dix fois, avoir couru plusieurs cent mètres pour la rattraper, manqué de la perdre à de multiples reprises, le radar toujours en veille.

 

Si la nature vous manque, on vous conseille la Ferme de Paris qui a beaucoup de charme. Vous y découvrirez vaches, chèvres, cochons, poules, lapins… dans leur habitat naturel et surtout sans stress!

Ferme de Paris entrée libre
Ferme pédagogique et environnementale
1, route du Pesage – Bois de Vincennes 75012 PARIS

 

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